lundi 16 avril 2018

Chronique : Les Dieux sauvages T2 Le verrou du fleuve



Lionel Davoust
Auteur francophone (voir le site)
Critic
 Fantasy
23€
503 pages

Après mon coup de cœur intersidéral pour le premier tome (voir ma chronique), j'étais sûre et certaine de prendre le 2ème tome aux prochaines Imaginales. Le sort en a voulu autrement car j'ai eu la chance de recevoir ce tome lors de la dernière Masse Critique de Babelio ! Je les remercie donc eux ainsi que les Editions Critic pour l'envoi de ce livre. Comme ça je vais pouvoir utiliser le budget qui lui était réservé pour acheter un autre roman sur le salon ;) 

Ce fut un véritable plaisir que de retrouver l'univers d'Evanégyre et tous ses personnages (et bien sûr Léopol, vous vous en doutez ;) ). Après un premier tome qui a placé tous les personnages principaux ainsi que les enjeux, nous retrouvons Mériane accompagnée de Léopol et Darén qui part prêter main forte à la ville de Loered avec le jeune souverain Erwel et l'armée de Belnacie. En parallèle, Ganner poursuit son siège de la ville de Loered dans laquelle nous retrouvons le duc Thormig et son chronète Maragal. Ne vous en faites pas, au fil de votre lecture, vous ne serez jamais embrouillé pour savoir qui est qui, d'autant que nous avons un rappel à la fin du livre de l'identité de toutes ces personnes. 

J'ai globalement trouvé ce tome plus sombre. Pourtant il y a eu des moments sanglants dans le premier tome mais ici, la guerre a bel et bien étendu son ombre - sous le signe de l'Eternel Crépuscule. On ressent l'impuissance de Mériane, son découragement face à son rôle qui dépasse sa propre personne mais aussi à l'aveuglement et la bêtise des hommes qui refusent de l'écouter et courent à leur perte pour certains. J'avais tellement envie parfois d'aller les secouer et de leur hurler d'aller crever à tous ces misogynes. Mais heureusement, Mériane était plus magnanime que moi !  Mériane est devenue plus posée, plus stratège grâce à Wer qui parle dans sa tête. Elle teste les limites de son rôle de Héraut/Messagère, car non ce n'est pas aussi simple qu'elle (et le lecteur) ne l'imaginait. Elle développe aussi sa compassion et est totalement dévouée à sa cause... sans pour autant épouser totalement celle de Wer. Elle défend ses propres valeurs au risque de s'attirer les foudres de la pourtant toute puissante Eglise. En conclusion, elle reste l'excellente héroïne découverte dans le premier tome et qui est toujours aussi bien croquée dans la couverture.

Mon cher Léopol était plus en retrait dans ce tome, il était plus grognon aussi. Une telle haine couve en lui que ça en est parfois effrayant. Je ne m'en rendais pas forcément compte dans le 1er tome. On découvre ici des weristes à la ferveur extrême, qui vont trouver davantage de raisons de mourir que de vivre ce qui est extrêmement déroutant et à l'exact opposé de ma propre pensée. J'ai peur que les émotions contradictoires qui se heurtent en Léopol ne le poussent à faire des choses regrettables (déjà qu'on a frôlé le sacrifice stupide ici !). Et la mission qui l'attend dans le troisième tome n'est pas pour arranger les choses. Sa dévotion envers Mériane est parfois étouffante comme elle-même le fait remarquer mais j'ai confiance, il a encore 2 tomes pour évoluer mon petit Léopol. 

J'ai bien aimé les nouveaux personnages mis en valeur dans ce tome, notamment Thormig le duc de Loered, son chronète Maragal qui est tellement différent des autres weristes (pour ne pas dire Léopol) ou même Kerruÿs. Erwel, comme prévu, prend peu à peu confiance ainsi que la place de meneur qui lui incombe (et qui lui décombe !). Il commet des erreurs mais a l'intelligence et le recul nécessaire pour ne pas les reproduire. Par contre, Izara, l'ancienne reine m'inquiète. Ses décisions risquent de coûter cher dans le futur... c'était très frustrant de la voir ainsi foncer dans le mur. La partie politique est moins développée dans ce tome et c'est pas plus mal car cela nous plonge davantage dans l'action de la guerre.

Curieusement, Juhel m'a manqué ! J'avais apprécié son charisme et son caractère si particulier qui vous donne l'impression que ses actions mauvaises sont tout ce qu'il y a de plus normal et de bienfondé. C'est vraiment un personnage fort et marquant alors j'espère le revoir dans le prochain tome. Nous revoyons par contre Chunsène et Nehyr, pour laquelle j'ai une ou deux hypothèses concernant l'identité. A voir avec la suite !

Donc ce tome était plus sombre, plus pesant, les combats sont désespérés presque sans issue. La foi que réclame Wer se transmet peu à peu au lecteur car face aux monstruosités engrangées par Aska, les chances de survie sont presque inexistantes. Et tout ça pour le caprice de deux dieux. C'est aussi fou que cruel. A la base, les Dieux Sauvages devait être une trilogie mais au final un tome a dû être rajouté pour que l'auteur puisse raconter son histoire telle que prévue. De ce fait, ce deuxième tome aurait dû être plus conséquent et même s'il se passe pas mal d'événements, j'avoue avoir refermé le livre en me disant que la guerre n'avait pas autant progressé que ce à quoi je m'attendais. Cela n'enlève rien à l'intérêt du livre qui reste passionnant du début à la fin. Lionel a ce talent-là.

Au final je me suis régalée, on est pas passé loin du coup de cœur, peut-être est-ce parce que je l'ai lu trop tôt après le premier tome, lequel m'avait emporté dans un tourbillon d'émotions. Peut-être est-ce dû à l'ambiance plus sombre et clairement plus déprimante et angoissante ou au fait que j'imaginais avancer davantage dans l'histoire. Quelques soucis de mise en page (il manque des espaces entre des mots) étaient suffisamment répétés pour m'embêter dans ma lecture. 

En tout cas cela a été une excellente lecture, maîtrisée du début à la fin, où encore une fois j'ai vécu et non lu le récit. Le plus dur va être d'attendre vraiment un an avant de lire le troisième tome !! C'est presque une punition XD Fan de Fantasy, ne passez pas à côté de ce bijou !




 
Ma note :

mardi 3 avril 2018

Publication dans Présences d'Esprits

Bonjour ^^

Je viens aujourd'hui vous parler de ma dernière publication en date qui change un petit peu de ce que j'ai l'habitude de faire. Je vous avais parlé cet été d'un projet un peu spécial qui me demandait de lire un certain nombre de livres de l'auteur de SF David Brin. 

Je peux maintenant vous en dévoiler la raison, à savoir ma participation au dernier numéro de la revue Présences d'Esprits :) Ce numéro 91 sorti au mois de février consacrait un dossier à David Brin pour lequel j'ai écrit un article afin de rapprocher la vision de l'auteur des dauphins avec des faits scientifiques. J'ai ainsi pu mêler mon regard de lectrice à celui de biologiste qui est mon métier (et aussi une passion !).




J'ai beaucoup aimé cette expérience, d'autant que j'ai pu découvrir cet auteur culte que je ne connaissais pas encore ! Ses idées sont très intéressantes et parfois pas si folles ou éloignées de la réalité. Cela m'a également permis de renouer avec l'écriture d'articles de magasine, une activité à laquelle je ne m'étais pas adonnée depuis presque 10 ans.

Pour en savoir plus sur Présences d'Esprits, n'hésitez pas à visiter leur site Internet et à soutenir cette communauté de passionnés ^^  A titre informatif, la revue papier coûte seulement 5€ ;) 

mardi 27 mars 2018

Chronique : La geste des exilés T2 Péché de sang



Bettina Nordet
Auteure francophone (voir la page facebook)
Chat Noir
Fantastique
19,90€
378 pages


J'avais lu le premier tome en 2016 qui avait récolté d'un 3,5/5 en dépit de quelques points qui m'avaient chiffonnée et que j'avais mis sur le compte du genre, à savoir la BitLit/urban fantasy qui est loin d'être mon genre de prédilection. Néanmoins j'avais passé un bon moment avec moult rebondissements. J'ai ensuite rencontré l'auteure aux Imaginales 2017, qui a été fort sympathique et m'a promis que le lecteur serait malmené. 

Alors en effet j'ai été malmenée mais probablement pas dans le sens auquel l'auteure devait penser. J'ai été très déçue de ma lecture et je suis bien embêtée car devoir faire des chroniques mitigées est compliqué mais des chroniques où le négatif surpasse le positif, c'est encore plus dur. 

Sachez d'abord que mes griefs ne relèvent pas du genre, j'ai passé outre le fait que tous les hommes rôdant autour de l'héroïne sont beaux, qu'ils n'ont d'yeux que pour elle, et l'appellent tous ma belle ou ma douce. C'est le code du genre, même si encore une fois, rien n'empêche de le briser. L'auteure est quand même allée trop loin à mon goût car tous les hommes que nous croisons veulent l'embrasser, se la taper/la violer, lui faire des gosses (sans son consentement). Sinon, c'est qu'ils sont gay ou veulent la tuer. Le trait est donc trop gros et clairement c'est fatiguant à la longue et peu crédible. 

J'ai été extrêmement déçue car l'histoire part dans tous les sens, c'est fouillis, tout est prétexte à nous parler des torses nus des hommes du coin. On se retrouve dans un rectangle amoureux qui à mon sens n'est pas assez bien exploité du point de vue psychologique. L'auteure essaye de faire passer la pilule au travers des réactions de Jana et de sa "brigade de la morale bafouée" mais cela n'est pas assez convaincant à mon goût. Je n'ai pas vu d'intrigue mais des prétextes pour passer d'un homme à l'autre. Cela reste trop facile.

De plus, la qualité rédactionnelle n'était pas au rendez-vous. Trop de longueurs, trop de maladresses de premier roman (qui auraient été excusables dans un T1, pas dans un T2), des ficelles vraiment grosses... Alors oui, l'univers est très riche, il y a pleins de rebondissements et le background des personnages autour de l'héroïne se tient, mais les états d'âmes amoureux de Jana et les descriptions physiques des hommes se font au détriment de l'intrigue. 

Le gros point noir de ce tome a été Jana, l'héroïne. Pourquoi, dire dès le départ que c'est un lieutenant de police si c'est pour la transformer en potiche ? Elle va bien tirer sur 2-3 méchants et faire une ou deux prises à mains nues à la fin mais pendant tout le reste, ses compétences et son expérience de flic ne servent à rien. Donc la femme indépendante et combattive qu'on semblait nous vendre n'existe pas ou tarde à apparaître. Encore, cela pouvait se comprendre dans le 1er tome où Jana était propulsée dans cette histoire comme un cheveu sur la soupe, mais à présent, elle a davantage d'expérience, elle a ses marques pour s'imposer un peu plus. Pourtant, elle sera passive durant quasiment tout le roman. Tout du long j'ai eu l'impression qu'on se jouait de moi, qu'on exagérait ses prouesses, sa beauté, ses répliques, son caractère, tout. Je n'ai pas compati une seule fois, ni n'ai été impressionnée par cette héroïne. Cela a même été tout le contraire.

Enfin, j'ai été très agacée par cette avalanche de notes de bas de pages qui sont utilisées de manière abusive. J'ai eu l'impression d'être prise pour une idiote quand on m'explique ce qu'est de l'iridium, un dingo ou le Mordor ! Ça en devenait ridicule et surtout ça alourdit inutilement la lecture. Les seules fois où c'était nécessaire concernaient les traductions de mots hébreux. Alors soit l'auteure assume ses comparaisons et considère que le lecteur, s'il ne connaît pas va aller se renseigner de son côté, soit elle limite ses comparaisons excessives et/ou ses explications. Sérieusement, même dans des bouquins de hard SF avec des notions hyper pointues il n'y a pas autant de notes (voire aucune) !

En conclusion, ce roman a été très décevant et même si je lis des chroniques du T3 qui font état d'une amélioration, voire d'explications sur ce rectangle amoureux qui se justifie, honnêtement cela se fera sans moi. Des explications finales et tardives ne pourront rattraper un traitement psychologique insuffisant dans les tomes précédents. Ce n'est clairement pas ce que j'attends en termes de lecture, ni ce que laissait entrevoir le premier tome. J'en suis la première désolée.   

Ma note :

lundi 12 mars 2018

Chronique : Les Dieux Sauvages T1 la Messagère du Ciel


Lionel Davoust
Auteur francophone (voir le site)
Critic
 Fantasy
25€
649 pages

Si vous me suivez par ici, vous savez déjà que j'apprécie beaucoup Lionel et que j'ai lu quasiment tous ses romans (voir mes avis sur la fin de Leviathan, la Route de la Conquête ou encore Port d'Âmes). C'est donc les yeux fermés que j'ai acheté ce nouveau roman lors des Imaginales de 2017. Bon il m'aura fallu tout ce temps pour m'y mettre, la faute aux 649 pages impressionnantes... que j'ai avalées sans les voir au final. 

Je vais mettre les choses au clair dès maintenant : ce livre a été un coup de coeur intersidéral. Donc attendez-vous à des commentaires dithyrambiques (non sponsorisés !).

Un mot sur l'objet livre qui est très beau et soigné (bon, ça ne m'étonne plus, je commence à avoir quelques livres des Editions Critic dans ma bibliothèque) avec une très belle couverture qui rend un bel hommage à notre héroïne, Mériane. Cela lui correspond en tout point alors chapeau à l'illustrateur. 

Ce qui m'a plu, sans surprise, fut la plume de Lionel qui est fluide, travaillée et qui me donne toujours l'impression que chaque mot a été pesé. Je suis toujours admirative. Il n'y a rien en trop et il ne manque rien.  La lecture est donc très agréable.

Le monde est extrêmement riche. Port d'Âmes, la Volonté du Dragon, La Route de la Conquête et les Dieux Sauvages se déroulent dans le même univers mais à des époques si différentes que vous n'êtes pas obligés d'avoir lu les autres romans qui restent parfaitement indépendants. Bien sûr, je vous encourage à le faire car, d'une part ils sont géniaux et, d'autre part, cela vous donnera une autre vision de cet univers. Car la Volonté du Dragon et la Route de la Conquête se déroulent aux âges d'Or de ce monde dont il nous reste des traces dans Les Dieux Sauvages. Tandis que Port d'Âmes se passe bien plus tard... d'ailleurs on y faisait mention de Mériane (détail que j'avais oublié... tant mieux comme ça je ne me rappelle plus de ce qu'il lui arrive). Bref, pour mieux vous rendre compte de l'envergure de l'univers créé par Lionel, je vous conseille de lire ses autres romans de fantasy.

De ce fait, je n'étais pas totalement dans l'inconnu, j'avais des détails "rassurants" sur l'univers, déjà sur son futur mais aussi sur des notions que je connaissais déjà comme l'influence de l'artech et les armures. Malgré tout j'ai bien été dépaysée et j'ai plongé sans hésitation dans cette nouvelle aventure. Encore une fois le travail de fond est admirable, tant pour le contexte que pour les descriptions des différents lieux. 

Le monde décrit ici est terriblement injuste et rétrograde. On est retourné au Moyen-Âge pas si lointain où les femmes sont des pécheresses et l'Eglise toute puissante. Ce contexte a suscité en moi autant de colère que de peur. 

Mais ce qui a fait la force de ce roman à mes yeux et qui vaut mon coup de coeur, ce sont les personnages qui sont tous dotés d'un charisme, d'une personnalité et de desseins propres qui les rendent tous géniaux. Nous suivons environ 8 points de vue très différents mais qui tous sont très travaillés. Grâce à eux j'ai ressenti de l'admiration, de la colère, de l'injustice, de l'espoir, du désespoir, de la peur aussi mais surtout une grande combattivité. Si on pressent que certains vont prendre de l'ampleur dans la suite (Erwell), d'autres comme Juhel m'ont autant impressionnés qu'effrayés. Ce personnage est criant de réalisme et à l'image du bouquin : travaillé au millimètre. Je l'ai aimé autant que détesté. Je ne peux pas revenir sur tous les personnages mais sachez qu'ils sont tous intrigants et qu'on veut tous les suivre.

Le pilier du roman, à savoir Mériane est telle que je l'imaginais, avec plus de verve ce qui est d'autant mieux. Cela a été très facile pour moi de m'identifier à elle. Sa force de caractère et sa détermination sont admirables et encourageantes. Elle est exactement telle que je la voulais, avec ses forces, ses faiblesses et surtout humaine. Elle est forte, courageuse, avec du caractère et surtout des convictions qui lui permettent de survivre à cette période injuste. Même avant d'être la porte-parole de l'un des Dieux, elle était très charismatique. Je n'ai absolument rien à lui reprocher (comme l'ensemble du roman) et je suis même impressionnée.

Mais la personne qui a déclenché dès le départ mon coup de cœur pour ce roman n'est pas l'héroïne. Non, c'est Léopol. Alalala, Léopol ! Cela faisait si longtemps qu'un personnage ne m'avait pas autant inspirée. Pourtant sur le papier, ce pauvre Léopol n'avait rien pour me plaire : un religieux aveugle, propre sur lui, qui suit les ordres sans réfléchir, hautain et agaçant. Mais que voulez-vous, un coup de foudre ne se contrôle pas ! Son duo explosif avec Mériane fonctionne du tonnerre et je trépignais de le voir évoluer, de le voir peu à peu laisser parler son humanité au lieu de ses dictats religieux. Je n'ai pas été déçue et j'ai tellement hâte de le retrouver dans le prochain tome. Il est juste G-E-N-I-A-L. Oui, cela s'appelle du fangirling, j'assume XD

En conclusion, ce roman est à la hauteur de ce que j'espérais. Il est passionnant, riche, haletant, terriblement injuste, cruellement réaliste et porteur d'un espoir que l'on ne peut qu'embrasser. Certaines scènes de guerre sont si bien décrites qu'elles étaient à la limite du soutenable (et pourtant l'horreur ça me connaît). Bref, vous ne lirez pas ce premier tome : vous le vivrez. 

Et vive Léopol !!!!



 
Ma note :

mardi 6 mars 2018

Bilan du mois de février

3615 ma vie & écriture

Le mois de février a été assez chargé niveau boulot avec pas mal d'imprévus. J'ai donc dû revoir mes priorités et me concentrer sur la relecture et les corrections papiers de mon manuscrit à paraître. Je me suis également penchée sur la bêta du dernier tome des Chroniques d'un Saint Exorciste de mon amie Dana B. Chalys.


La surprise du mois ! Plus de 10cm de neige *___* Autant dire qu'en plaine au Pays Basque c'est juste un miracle


Bilan lecture de janvier 2018




Young Adult




Ma note : :star::star::star::star::star-empty:
Ma chronique
Résumé : Faustine Mésanger ne croit pas à grand-chose, sinon au travail. Déterminée à réussir sa vie, cette étudiante a un plan. Elle a tout prévu : l’amour, ce n’est pas pour tout de suite, et autant vous dire que le paradis, elle n’y croit pas une seconde. Build the future ! est le slogan de la Fondation du Griffon pour laquelle son chercheur de père travaille, une ONG qui œuvre pour un monde meilleur et qui dérange quelqu’un.Le jour où le laboratoire de Richard Mésanger explose, la vie de Faustine bascule. Elle frôle la mort, se retrouve placée sous protection rapprochée et croise le chemin de Nato Braye dont le charme ne la laisse pas indifférente.Mais la folie la guette à mesure que l’étau se resserre.Et, surtout, Faustine comprend qu’il y a bien plus en jeu que son propre avenir.



Aventure


Ma note : :star::star::star::star-half::star-empty:
Ma chronique


Résumé : L'aventure fait irruption dans la vie de Jim Hawkins le jour où un vieux marin balafré vient s'installer à l'auberge de ses parents. Pourquoi l'homme a-t-il peur ? Qui veut lui faire la peau ? Le secret de l'île au trésor devient bientôt celui de Jim. Sur le navire qui les mène vers le trésor, Jim et ses amis sont en grand danger. Echapperont-ils aux pirates, prêts à verser le sang pour s'emparer de l'or ?








Mes achats ou réceptions du mois











samedi 24 février 2018

Chronique : L'île au trésor

Je n'ai pas trouvé le visuel de ma version

Robert-Louis Stevenson
Traduction : Jacques Papy
Gallimard (ma version)
 Roman d'aventure
253 pages

Après avoir vu l'excellente série Black Sails, préquelle à l'Île au trésor, j'ai donc voulu lire ce fameux livre. Par chance, on a pu me prêter un exemplaire des années 70 que je me suis empressé de dévorer. Il y avait des illustrations à la fin en plus, c'était d'autant plus immersif.

Alors il s'agit plutôt à la base d'un roman pour les jeunes, sauf que comme beaucoup de romans jeunesses, il y a une double lecture et on ne le voit pas de la même manière enfant et adulte. Pour le coup je ne saurais jamais comment je l'aurais vu étant enfant.  Mais en tant qu'adulte je l'ai trouvé assez sombre et violent tout de même. 

Je trouve qu'avoir vu la série avant rend les pirates dont on parle ici beaucoup plus tangibles et vivants. Attention à ceux qui n'ont pas vu la série, ça peut spoiler ! Nous retrouvons donc Long John Silver, Billy Bones, le Capitaine Flint, Israël Hands et Ben Gunn (que j'avais oublié dans la série alors qu'il avait de si beaux yeux !). Flint est mort dans le livre, on en fait juste mention mais la peur qu'il inspirait est encore palpable et c'est le fameux coffre de l'Urca de Lima qu'il a enterré sur l'île que nous allons rechercher. Tout au long de ma lecture j'avais en tête les visages des acteurs pour coller à chaque personnage et cela a enrichi ma lecture, de même que tous les événements de la série qui ont conduit à cacher ce trésor donnent davantage de dimension à celui-ci. Ce n'est pas juste un coffre banal dissimulé sur une île banale. Ce sont toutes les intrigues, toutes les morts, tous les rebondissements qui ont été développés dans Black Sails qui sont venus nourrir ma lecture. 

Long John Silver n'est pas juste le pirate intelligent et débrouillard que l'on découvre dans le livre. Moi j'y ai revu le jeune John, cuisinier au départ qui, au contact de Flint, est devenu l'homme stratège que l'on suit dans le roman. A chaque fois que Silver démontait un à un les arguments de ses opposants pour se sortir d'une situation épineuse, je le revoyais dans la série et je sentais l'influence de Flint. Honnêtement, les réalisateurs de Black Sails ont fait un excellent travail. 

Bref, avec tout ça, que dire du livre à proprement parler ? Nous suivons le jeune Jim qui va hériter de la carte de mon cher Billy (devenu alcoolique et moche, snif) et se lancer avec son châtelain et le docteur Livesey qui est aussi magistrat dans la chasse de ce trésor du Capitaine Flint. Silver est aussi de la partie ainsi que certains membre de l'équipage de Flint. 

J'aime me replonger dans des livres plus anciens dont la narration n'a plus rien à voir avec nos livres modernes. Il y avait un réel soucis des termes techniques, des différences de langages entre les pirates et le châtelain. A cette époque littéraire (le livre a été publié en 1885), on n'avait pas besoin de tonnes d'actions ou de descriptions à n'en plus finir. On parvenait à cerner les personnages très facilement, avec quelques dialogues, les silences et surtout leurs actions. 

J'ai donc passé un agréable moment, dépaysant même si la fin est assez abrupte au final. Toute cette aventure autour du trésor se termine vite et l'auteur nous laisse dans le flou pour les personnages, comme si c'était juste une aventure parmi tant d'autres. Malgré tout, je comprends que ce livre ait pu marquer les jeunes générations car c'est aussi une ode à l'aventure et au courage, autant pour les enfants à travers Jim, que pour les adultes à travers le docteur et le capitaine Smollet qui sont très dignes et prêts à se sacrifier pour la bonne cause (et l'Angleterre). D'un autre côté, le charisme, la volonté et l'intelligence de Silver nous brossent une image de pirates que l'on ne peut qu'envier. Ce personnage est exceptionnel.

Je suis donc ravie d'avoir pu découvrir ce classique et surtout d'avoir pu enchainer après la fin de Black Sails. Si certains d'entre vous ont lu le livre, puis vu la série je serais curieuse de savoir ce que vous avez pensé de la série justement.
 
Ma note : :star::star::star::star-half::star-empty:

mercredi 14 février 2018

Chronique : Saving paradise T1 En proie au rêve


Lise Syven
Auteure francophone (voir le site)
Castelmore
Fantastique, Young adult
16,90€
380 pages

A trois mois des prochaines Imaginales, il était temps que je me mette à lire les romans achetés l'an dernier non ? Histoire de savoir si je prends la suite, ça pourrait déculpabiliser le porte-feuille. Je vous épargne le suspense : bien sûr que je prendrai le tome 2 de Saving Paradise  !

Dire que j'ai été happée serait un faible mot car je n'ai pas vu passer les cent premières pages. Les suivantes auraient subi le même sort si le week-end n'était pas venu entrecouper ma lecture. 

En bon Young Adult, l'histoire démarre sur les chapeaux de roue, néanmoins j'ai trouvé l'ensemble très réaliste et bien traité. Je n'ai pas eu l'impression que l'auteure précipitait son histoire ni n'occultait des passages importants. Non, le rythme est juste soutenu. L'aspect surnaturel vient tout doucement, à tel point qu'on pourrait se demander durant une bonne partie du récit si ce n'est pas juste un thriller. Mais non, il y a bien du fantastique, qui arrive par touche, de sorte qu'on a pas une acceptation aussi brutale qu'improbable, ni un déni agaçant de la part de l'héroïne. Encore une fois, c'est donc fait avec justesse. Le fantastique est tellement en arrière-plan qu'à la fin du premier tome on sait qu'on a affaire à des créatures surnaturelles (je ne vous dirais pas lesquelles) sans être sûr et certain de leur nature. Ce que j'ai pu apercevoir et comprendre m'intrigue énormément, j'ai hâte de voir ce que l'auteure nous réserve dans le volume suivant.

Nous sommes loin d'avoir toutes les cartes en main et pourtant nous n'en avons pas encore besoin. Cela ne m'a pas dérangé de terminer ma lecture avec des questions car cela titille mon imagination. Tout au long de la lecture nous soupçonnons une présence surnaturelle, nous cherchons les taupes, les responsables et je suis tombée dans quelques pièges.

J'ai bien aimé Faustine, une étudiante relativement bien dans ses baskets, qui pourrait être vous et moi. Ce n'est pas la grande révolutionnaire, ni la grande gueule ou au contraire la naïve. Ce n'est ni la reine du bal, ni la laissée pour compte qui se transforme en cendrillon. Faustine a ses qualités, ses défauts mais elle est surtout résolument humaine et d'une nature agréable à suivre. 

Nato est surprenant. Il ne colle pas forcément au profil type du héros de ce genre de roman. Il est gentil, agréable aussi, mais il ne s'impose pas, ce n'est pas un casse-cou surprotecteur ni un grand révolutionnaire lui non plus. Il a un passé difficile mais qui n'est pas cliché et qui est surtout très réaliste. C'est une bonne pâte et son lien avec Faustine est reposant. Je trouve qu'ils se complètent bien et qu'ils apportent un peu de paix et d'unité dans ce récit survolté.

Les personnages secondaires ne sont pas en reste, à commencer par Allison que j'ai adorée. Idem pour Michelle, qui me faisait penser à l'une des scientifiques de la série Fringe. Le père de Faustine est un homme intéressant même si nous n'avons pas eu l'occasion de le connaître vraiment au-delà du scientifique dans ce premier tome. Les ennemis sont intrigants et charismatiques, de même que Chevalier, un personnage que j'ai eu du mal à cerner tant elle est mystérieuse. Bref, nous avons un mélange de personnalités très diverses sans pour autant tomber dans les clichés. Tout ce beau monde contribue à rendre la lecture agréable.

Pour autant, je n'ai pas pu avoir de coup de cœur alors que tout était réuni. Pourquoi, me direz-vous ? C'est entièrement la faute de l'auteure ! Et oui, car elle avait placé la barre teeeeellement haut avec son diptyque Les chroniques de Siwès que je n'ai pas cessé de comparer Faustine à Siwès et Nato à Baxian. Or Baxian est irremplaçable. Même plusieurs années après ma lecture, cette histoire continue de m'accompagner et de me faire rêver. Bon c'est un peu bête car du coup ma lecture de Saving Paradise en a pâti un peu mais du coup j'ai envie de relire Siwès...

En proie au rêve est une très bonne lecture, haletante, surprenante et très ancrée dans le réel ce qui permet de s'attacher vite aux personnages. Elle change assez de mes autres lectures dans le Young adult et de ce qui se fait actuellement je trouve. J'ai hâte de me procurer le deuxième et dernier tome et d'avoir toutes mes réponses !

 
Ma note : :star::star::star::star::star-empty: